
Comme chaque année, des bénévoles se relaient depuis février pour aider grenouilles, crapauds, tritons...à traverser nos routes.
http://pcdndefontaine-levque.blogspot.com/2011/02/operations-de-sauvetage-batraciens.html
"Vous vous êtes probablement rendu compte que cette année est loin d'être géniale pour nos amis les amphibiens... et aussi pour les sauveteurs qui sont sur le qui-vive depuis longtemps.
La plupart des groupes aboutissent au mieux à des résultats en demi-teinte, mais parfois, c'est carrément catastrophique ! Le fichier pdf ci-joint reprend des graphiques chronologiques qui ont été réalisés sur base des données encodées lundi dernier sur le portail www.batraciens.be
Il est assez habituel que les amphibiens présentent d'assez fortes variations de populations d'une année à l'autre, dans le long terme, ce n'est pas trop préjudiciable : les femelles de crapauds ou de grenouilles ne pondent pas chaque année mais tous les deux ou trois ans... Les femelles qui n'ont pas migré cette année sont donc en train d'accumuler des réserves pour les prochains printemps.
La situation actuelle est pourtant assez exceptionnelle : d'une part, l'hiver a été d'abord doux (les animaux n'entrent pas en hivernation et continuent d'utiliser leurs réserves) puis excessivement froid (les animaux qui ne sont pas suffisamment bien cachés peuvent mourir à cause du gel). Ensuite la fin de l'hiver est très sèche : peu de nuits favorables à la migration (éventuellement, la migration a lieu vers la fin de la nuit lorsque l'humidité tombe, ce qui n'est pas plus mal pour les animaux mais qui a pour conséquence qu'ils passent inaperçus lors de ramassage manuel... Cela n'explique pas les cas de déclins lorsqu'il y a des bâches avec des seaux)
Le pire, c'est que la météo des deux prochaines semaine ne prévoit aucune goutte de pluie ! Il est probable qu'une partie des animaux qui n'ont pu rejoindre leur site de reproduction sont en standby, mais il est vraiment hasardeux de prévoir ce qui va se passer... On peut toutefois s'attendre à voir encore du passage aller, avec les derniers arrivants qui croiseront certainement le gros des retours.
Il existe historiquement, des situations similaires à celle que nous connaissons actuellement : Ainsi, en 1996, sur le site du Moulin de Warnant (vallée de la Meuse au sud de dinant) André Feret rapporte que 40 % des crapauds sont passés après le 8 avril, avec une pause dans les migrations à partir du 26 mars. Au Champ de Pallandt (BW) et au champ Mahau tout proche, la migration ne s'est terminée que vers le 20 avril, avec la majorité des animaux qui sont passés après le 6 avril !"




























